Le Château Haut-Bergey voit le jour au XVe siècle au cœur de l'appellation Pessac-Léognan, sous le nom de « Maison Noble de Pontey ». Le vignoble atteint sa superficie maximale de près de 100 hectares au XVIIIe siècle, avant de connaître un long déclin qui explique son absence du classement de 1855 malgré la qualité de son terroir. Il faudra attendre 1991 pour que le domaine renaisse véritablement, lorsque Sylviane Garcin-Cathiard — sœur de Daniel Cathiard, propriétaire du Château Smith Haut-Lafitte — en devient propriétaire avec l'ambition de lui redonner tout son éclat. Sous sa conduite, le vignoble passe de 18 à 43 hectares en deux décennies, suivi notamment par le célèbre œnologue Michel Rolland.
En 2007, son fils Paul Garcin rejoint l'aventure et impulse une transformation radicale : passionné par l'idée que la biodynamie permet aux vins de mieux exprimer leur terroir, il obtient la certification bio en 2010 puis Demeter en 2012, faisant de Haut-Bergey la toute première propriété de Pessac-Léognan certifiée en biodynamie — avant même les Grands Crus Classés. Il multiplie aussi les expérimentations en cave, délaissant progressivement les fûts de chêne classiques au profit de foudres, amphores et œufs béton, pour des fermentations spontanées sur levures indigènes.
Le vignoble de 40 hectares, exposé sud-sud-ouest, cultive cabernet sauvignon, merlot, cabernet franc, petit verdot et malbec en rouge, sauvignon blanc et sémillon en blanc — un grand cru non classé qui talonne aujourd'hui les plus grands noms de l'appellation.